Réenchanter le monde (du travail) !

Publié le par juna_junaprod

Article rédigée par Lucie Granger - Le 18 octobre 2016 - Digital journalist / Storyteller & Connector @Disruptive Factory

Réenchanter le monde (du travail) !

On lui glisse à l’oreille qu’“ÉCLORE” en est l’anagramme, lorsque Ryadh Sallem, l’inspirant chef d’entreprise et militant associatif, en vient à évoquer la COLÈRE qui nourrit notre monde moderne.

Des colères face à l’iniquité d’une société où 1% de ses membres contrôlent à ce jour la quasi totalité de la valeur et de la richesse produites par l’ensemble de la planète.

Mais des colères dont l’énergie peut également constituer une formidable force motrice et nous conduire à devenir de réels acteurs du changement.

Nous sommes ce lundi 3 octobre 2016 à la Cité des Métiers, au cœur de la cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, curieux ou partenaires, participants de la première édition d’un nouveau festival, qui répond au drôle de nom d’EKLORE justement.

Nous venons juste d’écouter les Mains d’or, de Bernard Lavilliers et nous nous laissons happer par la réminiscence que l’atypique champion paralympique partage avec nous ; l’histoire d’un ouvrier déplorant la fermeture d’une usine Alstom, car aussi loin que sa mémoire le porte, sa lignée familiale a toujours été experte dans la fabrication des trains.

Une histoire qui résonne dans une assemblée d’un peu plus d’un millier de personnes, pour la plupart en pleine remise en question, car elle en rappelle une autre, voire beaucoup d’autres, en écho à des milliers de souffrances au travail :

Depuis la perte de sens induite par l’automatisation et les changements technologiques de notre siècle, jusqu’aux bullshit jobs des nouveaux cols blancs, burn, bore ou maintenant brown outés, le monde du travail contemporain est une drôle d’affaire que résume plutôt bien cette vidéo #DATAGUEULE, éditée ce même 3 octobre dernier. 

À La recherche du pas d’après

 

L’ambition annoncée du festival, “créer un réseau social réel, humain et positif pour décloisonner les univers professionnels, connecter les solutions à l’emploi existantes et valoriser tous les talents” nous a conduit à accepter l’invitation qui nous a été faite de présenter la Coopérative d’Activité et d’Emploi Clara dont nous faisons partie, ainsi que notre principe d’entrepreneuriat collectif.

Un principe récemment reconnu par une loi relative à l’Économie Sociale et Solidaire et qui permet à des entrepreneurs de s’assembler autour d’une structure coopérative afin d’y porter leur activité singulière. Il s’agit ainsi de mutualiser les fonctions juridiques, administratives et financières, indispensables au développement d’une activité économique, tout en étant sociétaire et en participant au système de gouvernance de la structure globale, sur la base d’une personne égale une voix.

Une manière de “faire société” différemment qui commence sérieusement à faire parler d’elle...

Parce que le temps des colères doit nécessairement laisser sa place au temps de l’apaisement et de la construction si nous ne voulons pas nous auto-détruire en nous consumant de rage.

Parce qu’il est en revanche possible de mettre à profit nos énergies puissantes dans les espaces laissés libres, qu’il s’agit de considérer comme de nouveaux territoires d’expérimentation.

Parce que nous avons véritablement le pouvoir ; des talents complémentaires à mettre en synergie pour répondre aux besoins du monde et une conscience de plus en plus forte sur la nécessité de proposer de réels ajustements sur notre manière de faire à l’échelle globale.

C’est en tout cas la rumeur que l’on peut entendre vibrionner sous la voûte de la Cité des Sciences ce lundi 3 octobre et que retransmet de manière très exhaustive le blog Effervesciences dans son article Faisons Eklore les Maîtres du Je(u).

C’est en tout cas l’esprit qui anime notre collectif de production collaborative, et qui nous a permis, depuis presqu'un an que nous avons intégré la coopérative, de développer plusieurs agences contributives dans le domaine de l’audiovisuel, du digital et de la culture, en considérant ce que nous aimons et ce que nous savons faire avant tout.

Parce que notre travail se mêle ainsi aux projets qui nous tiennent réellement à cœur, dans ce drôle de monde en co-construction et dont nous sommes tous responsables, pour le meilleur et pour le pire.

Et parce qu’heureusement nous sommes des millions à nous mettre en mouvement, partout dans le monde, et qu’il est réellement possible de prendre appui les uns sur les autres… s’agit-il juste de faire tomber encore quelques postures.

Pour en savoir plus sur notre collectif de production : www.disruptive-factory.fr

Article publié initialement sur le blog Disruptive Voice le 14 octobre 2016

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